Un accès équitable aux soins
Les médicaments à l'hôpital
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Les médicaments à l’hôpital : un modèle spécifique au service de l’innovation et de la maîtrise des dépenses
Un rôle central dans l’accès aux traitements innovants
Les établissements hospitaliers jouent un rôle clé dans la délivrance des traitements complexes, innovants et souvent coûteux, notamment en oncologie, en maladies rares ou chroniques. En 2023, les soins hospitaliers représentaient plus de 38% de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM). Ce poids économique justifie un encadrement particulier des médicaments à l’hôpital, avec des mécanismes de financement et d’achat distincts de la médecine de ville.
Des achats encadrés par des appels d’offres
Contrairement aux médicaments de ville, dont le prix est fixé par le Comité économique des produits de santé (CEPS), les médicaments hospitaliers sont acquis par les établissements via des appels d’offres publics. Ceux-ci sont menés par les hôpitaux eux-mêmes ou en groupements (GHT, UniHA, Résah…) et prennent en compte plusieurs critères : prix, qualité, logistique, délais, RSE…
Le prix d’achat est donc le fruit de la concurrence entre laboratoires. Pour renforcer la sécurité d’approvisionnement, des outils comme la multi-attribution permettent de répartir un marché entre plusieurs fournisseurs.
Un financement adapté à chaque type de médicament
Médicaments intra-GHS
Leur coût est inclus dans le forfait hospitalier (GHS). Leur prix est
négocié librement dans le cadre des marchés publics, sans intervention du CEPS
Médicaments de la liste en sus
Ce sont des traitements innovants et onéreux, remboursés en supplément du séjour. Le CEPS fixe un tarif de responsabilité, et un mécanisme incitatif
(EMI) permet aux hôpitaux de récupérer une part de l’économie s’ils négocient un prix inférieur.
Médicaments rétrocédés
Certains médicaments, non disponibles en ville, sont délivrés en pharmacie hospitalière aux patients ambulatoires. Leur prix est négocié avec le CEPS, et leur prise en charge est souvent intégrale pour les pathologies graves ou rares.
Les médicaments génériques et biosimilaires à l’hôpital :
un levier d’économies
Les médicaments génériques bénéficient à l’hôpital d’un tarif de responsabilité identique à celui du princeps, afin de garantir des conditions équitables lors des appels d’offres. Ce principe d’égalité favorise la concurrence et contribue à la maîtrise des dépenses.
Les biosimilaires, eux, sont souvent prescrits pour la première fois à l’hôpital, ce qui en fait un point d’entrée stratégique. Grâce à la prescription hospitalière exécutée en ville (PHMEV), leur diffusion peut ensuite se poursuivre hors de l’hôpital. Des incitations financières encouragent leur usage, pour tirer pleinement parti de leur potentiel d’économies.

