Un accès équitable aux soins

Les médicaments
à l'hôpital

Les médicaments à l’hôpital : un modèle spécifique au sein du système de soins

Un rôle central dans l’accès
aux traitements innovants

Les établissements hospitaliers jouent un rôle clé dans la délivrance des traitements complexes, innovants et souvent onéreux, notamment en oncologie et en maladies rares. Ils constituent également un point d’entrée et de diffusion majeur des médicaments à coût abordable, dans un cadre hospitalier distinct de la médecine de ville, assurant la continuité des prises en charge sur le long terme. En 2024, les soins hospitaliers représentaient plus de 47% de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM). Ce poids économique justifie un encadrement particulier des médicaments à l’hôpital, reposant sur des mécanismes de financement et d’achat distincts de la médecine de ville. Le secteur hospitalier est toutefois exposé à des problématiques spécifiques : tensions budgétaires, soutenabilité économique, concurrence accrue et sécurité des approvisionnements.

Des achats encadrés
par des appels d’offres

Contrairement aux médicaments de ville, les médicaments hospitaliers sont achetés via des appels d’offres publics. Ceux-ci sont menés par les hôpitaux eux-mêmes ou en groupements (GHT, UniHA, Resah…) et prennent en compte plusieurs critères : prix, qualité, logistique, délais, RSE… Le prix d’achat résulte ainsi de la concurrence entre laboratoires. Pour renforcer la sécurité d’approvisionnement, des dispositifs comme la multi-attribution permettent de répartir un même marché entre plusieurs fournisseurs.

Un financement adapté
à chaque type de médicament

Médicaments intra-GHS

Leur coût est inclus dans le forfait hospitalier (GHS). Leur prix est négocié librement dans le cadre des marchés publics, sans intervention du CEPS, ce qui rend les conditions économiques particulièrement sensibles à la pression concurrentielle.

Médicaments de la liste en sus

Il s’agit de traitements innovants et onéreux, remboursés en supplément du séjour hospitalier. Le CEPS fixe un tarif de responsabilité, et un mécanisme incitatif (EMI) permet aux hôpitaux de récupérer une partie des économies lorsqu’ils négocient un prix inférieur. Ce dispositif renforce le rôle de l’hôpital dans la diffusion de médicaments à coût abordable.

Médicaments rétrocédés

Certains médicaments non disponibles en ville sont délivrés par les pharmacie hospitalières aux patients ambulatoires. Leur prix est négocié avec le CEPS, et leur prise en charge est souvent intégrale pour les pathologies graves ou rares, illustrant le rôle de l’hôpital comme garant de l’accès aux traitements essentiels.

Génériques et biosimilaires à l’hôpital : un levier d’économies

Les médicaments génériques bénéficient à l’hôpital d’un tarif de responsabilité identique à celui du princeps, afin de garantir des conditions équitables lors des appels d’offres. Ce principe favorise la concurrence et contribue à la maîtrise des dépenses. Les biosimilaires, quant à eux, sont souvent prescrits pour la première fois à l’hôpital, ce qui en fait un point d’entrée stratégique. Grâce à la prescription hospitalière exécutée en ville (PHMEV), leur diffusion peut ensuite se poursuivre en médecine de ville. Des incitations financières encouragent leur usage, pour tirer pleinement parti de leur potentiel d’économies.

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