Le prix du biosimilaire en France : 44% inférieur à la moyenne des prix européens
Le GEMME a réalisé une comparaison européenne des prix et des parts de marché des médicaments biosimilaires.
À l’exception de l’insuline asparte, cette étude analyse l’ensemble des molécules1 dispensées sur le marché français en ville. Elle compare les prix fabricants et les parts de marché observés en 2024 entre la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. En moyenne, le prix français par unité de dispensation2 est 44% inférieur à celui des 4 pays européens de référence, soit 212€ en France versus 377€ pour les 4 pays européens.

Cette dépréciation de la valeur du biosimilaire en France fragilise son modèle économique. S’y ajoute la clause de sauvegarde, qui sanctionne les économies au titre du développement des biosimilaires au lieu de les encourager. Dans ce contexte, le GEMME appelle à exonérer les médicaments biosimilaires, génériques et hybrides de la clause de sauvegarde afin de ne pas pénaliser davantage le premier contributeur aux économies et à l’accès aux soins à coût raisonnable. Conscient des contraintes budgétaires pour préserver notre système de protection sociale, des marges d’efficience existent au regard du développement des biosimilaires dans les 4 pays de référence :

1 L’insuline asparte est exclue du périmètre car certaines données ne sont pas disponibles dans tous les pays européens étudiés. Le périmètre de l’étude concerne 13 molécules : adalimumab, énoxaparine, épotéine, étanercept, filgrastim, follitropine alfa, insuline glargine, pegfilgrastim, ranibizumab, somatropine, teriparatide, tocilizumab et ustekinumab.
2 Une unité de dispensation correspond, par exemple, à une seringue préremplie ou un flacon.

